Do you ever feel that way? ✤ ft. François



 
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Do you ever feel that way? ✤ ft. François

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Sam 31 Déc - 17:42


   
Do you ever feel that way?
louise & françois
Louise avait profité d'un moment d’inattention de la part de ses proches pour s'éclipser et s'aventurer dehors. Il faut dire que tout le monde ne parlait que d'une seule chose : la fête donnée en l'honneur du rétablissement du roi. Le château était en effervescence et il y avait plus de monde que d’habitude. Cela n'arrangeait en rien la princesse si discrète, si peureuse d'être entourée de tout un tas de gens. Bien que son bégaiement s'était amélioré mais toujours présent, le stress, la peur de mal faire, lui donnait plus de difficulté. Toutes les têtes couronnées ou presque seront de la partie, elle ne pourrait donc échapper aux conversations et tout ce qui en découlent. Toutefois, elle attendait ce moment avec impatience, car elle allait revoir son fiancée qu'elle n'a rencontré qu'une seule fois lorsqu'elle avait 9 ans, elle a donc peu de souvenir de cette rencontre. L’empereur lui avait fait parvenir un tableau, le jeune homme avait l’air charmant mais elle savait que les peintres enjolivaient la réalité, parfois de trop. Elle savait que son mariage était proche bien qu’elle se posait des questions sur le pourquoi, ce n’était pas encore fait. Le fils de l’empereur était en âge de se marier, il avait déjà 30 ans, ce n’était pas rien. Louise en saura peut-être plus lorsque la famille impériale sera sur place.

La jeune princesse se trouvaient dans les jardins royaux mais elle avait l’habitude de s'aventurer bien au delà, ce qui exaspérait ses parents qui devaient toujours envoyés quelqu’un aller la chercher car elle ne se rendait pas vraiment compte du danger. Aujourd’hui, ce ne fut pas une exception, le château se trouvait très loin mais elle ne semblait pas s’en apercevoir. Elle se trouvait un petit coin paisible, il y avait même le bruit d’une petite rivière. C’était son endroit préféré, c’était d’ailleurs le premier endroit où il fallait chercher pour la trouver. Assise sur l’herbe, au côté de son fidèle compagnon, Junior, son Labrador Retriever, Louise se contentait d’observer l’horizon. Elle appréhendait vraiment cette fête car elle savait que son père, le roi, avait d’autres raisons que celle donné officiellement. Elle savait qu’il voulait trouver une femme pour son fils mais elle savait que son frère compliquerait les choses comme toujours. Il y avait aussi les Rowley et enfin son oncle, Henry, qui avait déjà fiancé son fils. Une chose était sûre, cette fête s'annonçait grandiose mais elle était persuadée que des scandales allaient éclater. Il était impensable de réunir autant de monde sans qu’il ne se passe quelque chose et c’est bien cela qui l’effrayait.

Des pas se faisaient entendre, Louise regardait dans le ciel, le soleil allait se coucher, combien de temps se trouvait-elle ici ? Il était l’heure de rentrer mais elle ne se pressait pas, elle attendait que la personne qui était venu la chercher se montre...
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Mar 3 Jan - 14:46
Do you ever feel that way?
“Sometimes I believe that this less material life is our truer life, and that our vain presence on the terraqueous globe is itself the secondary or merely virtual phenomenon.”
La journée avait semblé bien ennuyeuse au futur héritier du trône et pour cause. Toute la matinée ne fit que tournée autour d’affreux bavardages ayant pour seul et unique thème la fête qui approchait à grand pas. Il avait été convié par son père à y assister et y prendre par intégrante afin qu’il donne son avis sur des broutilles. Toutes les décisions primordiales ayant été prise par son père et son conseil, c’était symboliquement que François avait droit au chapitre pour les couleurs qui ornerait le château, celle des tenues des servants et une petite idée sur les mets qui seraient servi. Il donna son avis également sur la stratégie proposée par le capitaine de la garde, ce qui fit radicalement changer les plans de ce dernier lorsqu’il décela la plus grande de ses failles et qu’il l’accusa de possiblement être un traitre en ayant laissé pareil ravin dans ses lignes. La seule intervention qui enchanta son paternel fût celle où il proposa de monter une courte pièce retraçant les grands évènements de la vie de son père et en promettant qu’aucun des gens qu’il réprouvait – à savoir ses favoris – n’y prendrait pas. Le jeune homme irait même jusqu’à dire que le monarque laissa entrevoir un soupçon d’émotion devant le sérieux de son fils unique. Le jeune de Vallois ne l’avouerait pas, mais cette étincelle dans les yeux de son père était la plus belle des récompenses de ce jour au milieu des fadaises. Son devoir accompli, il vida les lieux pour revêtir une tenue plus seyante à ce qu’il s’apprêtait à faire de son après-midi, c’est-à-dire une balade à cheval dans les bois environnant le domaine en compagnie de son officiel favoris. Il ne peut pas toujours être parfait du début à la fin, mais lorsqu’il quitta le château sous les yeux du roi, ce dernier ne lui fit aucune remarque. Quelque chose commencerait-il à changer ? Rien n’était moins sûr.

Lorsqu’il s’en revient au château, l’effervescence battait son plein ce qui l’étonna. Ce fût sa mère qui dans une envolée de jupon s’approcha de lui en lui demandant s’il n’avait pas vu sa plus jeune sœur. Ainsi donc, Louise s’était encore évaporé… Rien qui ne l’étonnait réellement, si bien qu’il tourna la bride de son étalon bien décidé à retrouver la cadette de la famille. « François ! Revenez, vous pourriez vous rompre les os ! Laissez cela aux valets. » lui hurla sa mère presque au bord des larmes. Il arrêta son cheval et d’un geste de la main envoya balader ces idées saugrenues. « Mère, il se pourrait que je sois meilleur cavalier que n’importe lequel des gardes de ce château et si quelqu’un peut retrouver ma sœur, c’est bien moi. Cessez de vous ronger les sangs, vous finirez par avoir vos humeurs. » Il piqua des deux lançant son cheval au galop suivit par son chien, un grand danois de couleur grise. Lorsqu’il fût suffisamment éloigné, le jeune homme se tourna vers le canidé et s’adressa à lui : « Cherche Junior et trouve-le. » Le chien renifla et s’en alla en courant bientôt suivit par l’héritier toujours juché sur sa monture.

Le fin limier s’arrêta à un moment, posant son arrière train sur le sol en remuant la queue, signe qu’il avait trouvé ce que son maître cherchait. François mit alors pied-à-terre et mena son cheval gris par la bride jusqu’à ce qu’il tombe effectivement sur sa sœur et son chien. « Eh bien, ma chère Louise, il semblerait que vous fassiez encore tourné les sangs de notre mère. » Commenta-t-il en souriant à sa cadette. Il attacha ses rênes à un arbre non loin et s’approcha de la jeune femme avant de s’asseoir près d’elle, même si à distance raisonnable. Il était loin le temps des innocents jeux d’enfants qui permettait la proximité, aujourd’hui interdit par les simples lois de la bienséance. « À quoi songes-tu ? » Demanda-t-il en regardant le soleil qui descendait lentement à l’horizon.
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Mar 10 Jan - 21:45


   
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louise & françois

Comme elle s’y attendait, on était venu la chercher et ce n’était personne d’autre que son frère François. Elle fut étonnée qu’on laisse l’héritier du trône seul et si tard le soir. En même temps, son frère n’était pas du genre à respecter l’étiquette à la lettre alors elle n’était pas aussi surprise que cela. Ce qui la surprenait c’est qu’on ait laissé le prince la rechercher mais elle se doutait qu’au château, qu’on ait tenté de le dissuader, en particulier leur mère. En parlant d’elle, le jeune garçon la mentionna, apparemment, la "disparition" de sa fille cadette ne l’enchantait guère. Louise se contenta de sourire lorsqu’elle aperçut son frère, il serait bientôt l’heure de rentrer, bien qu’elle restait assise pour profiter encore un peu, elle n’était pas d’humeur pressée. « « Je dois t’avouer que je pensais que l’on m’aurait oublié vu ce qu’il se passe au château, tout le monde ne pense qu’à cette fête…»  Il n’y avait aucune amertume, aucun agacement dans le son de sa voix, elle aimait simplement passer du temps hors du château et pensait qu’on ne ferait pas trop attention à sa disparition. En y repensant, elle trouvait cela idiot, bien qu’elle soit très discrète, on ne pouvait pas passer à côté d’une princesse. Celle qui l’entourait, c’est-à-dire dame de compagnie ou femme de chambre avait sans doute remarqué son absence.

François s’était installé près de sa jeune sœur et la questionna sur ses "rêveries". « « Je m’interroge sur ce qui pourrait se passer lors de ces réjouissances, pratiquement toutes les têtes couronnées seront là, ça va faire beaucoup de monde. »  Ce qu’elle redoutait plus que tout, c’était de prendre la parole devant une telle assemblée, heureusement que ce genre de tâche ne lui était pas assigné à elle. Toutefois, elle savait qu’elle devrait prendre part aux jeux et aux discussions, elle avait déjà prévenu sa mère qu’il était mieux qu’elle soit avec un nombre restreint d’invité. « « Et Zafir sera là aussi... »  On put déceler de l’impatience mais aussi de la tristesse au son de sa voix car son mariage serait synonyme de séparation pour la jeune princesse qui devra rejoindre le grand empire de Qirassi et sa capitale Miskah. Cependant, elle ne savait pas si l’empereur et son père discuterait de ce mariage lors de cet évènement, son père ne lui avait pas touché un mot. Le mariage était sans cesse repoussé pour des raisons qui échappaient à la princesse.

« Et toi, mon cher frère, je suis sûre que tu as attends cette fête avec impatience, je me trompe ? » lança-t-elle d’un ton ironique et moqueur pour faire référence à ce que tout le monde parlait dans les couloirs, c’est-à-dire : la recherche de la fiancée de l’héritier du trône. Le rétablissement du roi était peut-être la version officielle de la tenue de ces festivités mais les vrais raisons étaient multiples et marier son fils était l’une d’entre elle. « J’ai entendu dire que cette chère Ana Vallois-Lesey, serait fortement intéressée à devenir la prochaine reine de Francie...» se moqua t-elle en prenant Ana comme exemple, tout en sachant que les Vallois-Lesey privilégiait les mariages avec les nobles de leur royaume pour se refermer encore plus sur eux-même. Cependant, ce nom n'était pas pris par hasard, les Vallois-Lesey manquant d'héritier et de branche principale, la Francie pourrait bien récupérer ce royaume, un jour. Une aubaine pour les De Vallois...

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Sam 21 Jan - 11:17
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“Sometimes I believe that this less material life is our truer life, and that our vain presence on the terraqueous globe is itself the secondary or merely virtual phenomenon.”
Le prince héritier n’avait rien d’un bon prince, c’est ce que son père se bornait à lui répéter chaque jours que Dieu faisait, à tel point qu’il était maintenant parfaitement conscient qu’il devait être perçu comme le fils indigne d’une prestigieuse lignée. Pourtant, au lieu de rentrer dans le rang et de se conformer aux idées de sa famille, il s’obstinait sur la voie qu’il avait choisi et qui lui plaisait, profitant de cette minuscule once de liberté qu’il y trouvait et dont il serait à présent privé bien trop tôt. Lui ne se faisait pas d’illusion concernant son père, il ne savait que trop bien que de nombreux malades vivent un renouveau avant de plonger dans les bras glacés de la mort. Toujours est-il qu’il avait encore désobéi en allant chercher sa jeune sœur seul, sans autre escorte que celle de son chien et de son étalon. L’héritier de Vallois acquiesça tristement aux paroles de sa sœur. Comme il la comprenait et qu’il aurait voulu qu’on fasse de même avec lui. « Tu n’es pas la seule à nourrir de telles espérances, mais comme dirait père… C’est une bien belle illusion que de s’imaginer que nous sommes libres de nos faits et gestes, Louise. » dit-il en concluant ses paroles en tâchant d’imiter assez bien la voix caverneuse de l’homme sage qu’était leur géniteur. Au moins faisait-il cela avec humour et non dans un but de critique.

Installé dans l’herbe fraîche dans le soleil couchant, François se questionnait sur les pensées secrètes de sa sœur. Pensées qu’elle ne sembla qu’elle lui confia en demi-teinte. Il sentait de la peur quelque part face à ce qui arrivait au galop et quelque part de l’impatience de revoir son promis. C’était sans doute là que l’héritier ne pouvait comprendre sa sœur, cette impatience de se voir marié à un homme qu’elle ne connaissait pas réellement. Ce qui somme toute est l’apanage de toutes les princesses et il reconnaissait au moins ça à son futur beau-frère c’est qu’il avait eu le don de plaire à sa sœur. Les questions politiques n’entraient pas en ligne de compte dans ses réflexions bien entendu. La note de tristesse mêlée à cette excitation de revoir le prince de l’empire Quirassi fit baissé les yeux au grand brun qui s’appliqua à torturer quelques brins d’herbes à sa portée. « Ce qu’il s’y passera… des complots, des rumeurs, des tentatives de corruptions… Le tout mélanger subtilement aux dépenses les plus affolantes, dans une odeur de fleurs et de luxure sans aucun doute. Je ne suis pas le seul à avoir des penchants que tu réprouves. Toutefois, je tâcherais de me tenir correctement, je t’en fais la promesse, même si on tente de m’aguicher. » Conclu-t-il sur une note d’humour évidente avant de reposer son regard clair sur l’horizon. « Je suppose que oui, il sera là… Et ce sera sans nul doute un grand moment pour toi et pour le reste de la famille. » le ton était monocorde, monotone même et sans aucune saveur particulière, il disait cela parce que c’était ce qu’on attendait qu’il dise avec le plus de détachement possible alors que ces mots lui brûlaient la bouche comme de l’acide. « Tu me manqueras quand tu seras partie… Je ne peux pas le détester, puisque je suis conscient que tu sembles l’apprécié plus que je ne l’imagine, mais je ne peux pas l’aimer parce qu’il me prend involontairement ma sœur. J’imagine qu’il faut que je m’y fasse, un jour ce sera au tour de Joséphine et je resterais là… seul. » Être entouré de gens est une chose, mais cela ne fait pas de vous quelqu’un de bien entouré sans sentiment de solitude.

François leva les yeux au ciel de façon parfaitement exagéré à la pique lancée par sa cadette avant de s’effondrer sur le sol les yeux tournés vers le ciel qui s’assombrissait. « Si tu savais, je n’attends que cela. J’en rêve toutes les nuits, j’y songe chaque minute de la journée. Je ne vis que pour cet instant-là, où la musique se mettra à jouer et que je devrais me voir présenter des dizaines de filles plus insipides les unes que les autres dans l’espoir que je finisse par en trouver une à mon goût sans même la connaître… Vanité des vanités... » Il soupira longuement avant de poser ses mains sur son ventre qui se soulevait au rythme calme de sa respiration. « Qu’on me garde bien de poser les yeux sur cette nymphe des bois. Je risquerais de me perdre et d’y perdre la vie. » ajouta-t-il en se moquant de la sorte avant de tourner la tête vers Louise en souriant de manière enfantine. « Je pense que j’épouserais cette femme uniquement si je n’avais personne d’autre à épouser, mais ne nous faisons pas d’illusion, chère sœur de mon cœur, si je me décide pas par moi-même cette fois, père m’imposera quelqu’un. Et je me demande, si finalement ce n’est pas la façon la plus facile de procéder pour lui avec moi. »

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Lun 30 Jan - 20:23


   
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louise & françois

Oh combien Louise aurait apprécié qu’on la laisse tranquille, au moins une fois. Hélas, son frère avait bien raison ! C’était une illusion de penser qu’on laisserait une De Vallois faire ce qu’elle veut. Beaucoup jalousait son statut, qui ne rêvait pas d’être princesse ? Il y avait pourtant un prix à payer à ce train de vie luxueux. Parfois, elle rêvait d’une autre vie mais pourrait-elle dire adieu à tout ceci ? Cela n’en était pas vraiment certain. De plus, son destin était déjà tout tracé, la future impératrice de Qirassi, voilà ce qui l’attendait. Par faute d’avoir une certaine liberté, elle pourrait porter ce titre avec fierté et prendre une certaine revanche sur la vie. La cadette esquissa un sourire lorsque son frère imitait leur père, c’était tout à fait le genre de parole que le Roi ne cessait de répéter.

La brune s’interrogeait sur ce qu’il pourrait se passer lors de ces réjouissances et François lui donna une réponse qui ne la satisfait pas vraiment mais elle savait qu’il avait raison. Il promit également qu’il se tiendrait correctement mais elle ne pouvait pas vraiment le croire. Son frère était loin d’être l’héritier modèle, au grand dam de Louise et ses parents. Toutefois, on ne pouvait pas vraiment lui reprocher ce comportement. Ce garçon si attendu était tellement choyé et gâté, qu’on ne lui avait pas donné l’éducation nécessaire à un futur souverain. Quand elle y repensait, cela aurait pu être pire. « Et le pire c’est que tu as raison mais que peut-on vraiment faire ? De mon côté, je tâcherai de me faire toute petite et de me montrer le moins souvent, enfin j’essaierai du moins.»  Elle savait que la Reine ne la laisserait pas tranquille et l’obligerait à parler aux invités. Cette fête n’était pas comme les autres, elle serait plus sensationnelle, plus mémorable aussi. Aucun faux pas ne sera toléré et comme d’habitude, Louise avait peur d’échouer.

« Oui en effet.»  Encore une fois, il avait raison, son fiancé sera là et cela sera un grand moment. Elle ne l’avait rencontré qu’une seule fois et c’était il y a bien longtemps. On lui avait décrit Zafir comme un bel homme et espérait que ce soit le cas. Soyons honnête, elle ne le connaissait et devait passer le reste de sa vie à ses côtés, la moindre des choses, c’est qu’il soit agréable à regarder. « Tu me manqueras aussi, mon frère. Mais tu m’auras dans tes pattes encore un bon moment, le mariage n’est pas encore à l’ordre du jour. Et pour Joséphine, crois-moi, son jour n’est pas encore arrivé.»  Avec son fort caractère, elle savait que sa jumelle serait très exigeante pour le choix de son futur époux et qu’elle aurait son mot à dire.


François fit mine d’être froissé par ce que venait dire sa jeune sœur et s’effondra au sol. Elle savait qu’il détestait cela, le mariage, le fait qu’on lui impose une épouse. Malheureusement pour lui, il était l’unique héritier mâle et il devait se hâter de trouver épouse pour assurer la succession. Il ne fallait en aucun cas que le trône échu à la famille secondaire, les De Burcy, dont le fils était déjà fiancé. Elle écoutait attentivement ce que son frère avait à dire à ce sujet, elle n’était pas toujours d’accord avec son comportement et ses choix mais cela ne devait sans doute pas être aisé d’être l’héritier du trône. Jamais elle ne comprendrait la pression mise sur ses épaules mais c’était ainsi, on ne choisissait pas dans quel famille on allait atterrir et encore moins de ses responsabilités. « Je sais que nos avis divergent sur la question mais ne serait-ce pas plus simple que tu fasses un choix rapidement au lieu de te le voir imposer ? Toi au moins, tu as ton mot à dire, du moins, pour le moment. Pourquoi ne pas profiter de cet avantage ? Tu sais que père n’attendra pas, et sa décision se fera plus rapidement que tu ne le penses car tu n’es pas sans savoir que notre oncle a déjà fiancé son fils et cela ne lui plait guère… »

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Mar 31 Jan - 14:45
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“Sometimes I believe that this less material life is our truer life, and that our vain presence on the terraqueous globe is itself the secondary or merely virtual phenomenon.”
François passait souvent pour l’héritier idiot à qui échouerait le titre de souverain par la force des choses et que les gens seraient obligés de subir, néanmoins il avait une vision assez claire de ce que la cours d’un royaume était : un ramassis de vautour et de sangsue plus collantes les unes que les autres. Se comporter comme un héritier indigne avait au moins le mérite de caché sa vraie nature et de surprendre les gens le moment venu. Après, il fallait subir son caractère et ses frasques jusque-là. Comme on dit, on s’assagi avec l’âge, mais on n’est pas forcé de le montrer. L’héritier pouvait tout à fait prendre des responsabilités et se montrer sérieux quand on lui en donnait l’occasion, il suffisait de le voir agir en tant que militaire. Un pendant de sa vie qui nécessite une certaine rigueur et un parfait control de soi. Ce qu’il ne montrait pas à la cour. Tout est histoire de savoir ce qu’on veut être et ce qu’on veut paraître, mais ça encore personne n’avait envie de le savoir et encore moins de le comprendre. « Cela t’étonne donc que je puisse avoir raison sur quelques sujets ? Il est vrai que tu es ma sœur, nous partageons le même sang et pourtant, nous sommes presque des étrangers… » À part enfant où ils pouvaient jouer ensemble, une fois l’adolescence commencer ils avaient tous dû prendre des voies différentes par règle de protocoles et de bien séance. « J’envie au peuple cette possibilité d’avoir une vraie vie de famille. De pouvoir serrer dans ses bras les gens qu’on aime devant tout le monde sans craindre de choquer la bienséance, comme lorsque nous étions enfants… Nous ne sommes que des clowns dans ce monde et je suis un clown triste. Condamnez à jouer la comédie jusqu’à la fin de nos jours. Et c’est la seule chose que nous pouvons faire, Louise, lors de ces réjouissances, jouez la comédie. » Mais sa sœur n’était pas de ses gens capables de tromper le monde avec l’aisance que lui possédait, il le savait. Louise avait le cœur tendre et pure, le caractère trop aimable et doux comparativement à Joséphine. « Pour sûr, mère te mettra sur le devant de la scène, malheureusement. Même si tous les regards se tourneront d’abord vers père pour que les gens jugent de sa longévité. Puis sur moi, parce que ce bal a un but dans ce sens. Ensuite, sur Joséphine et toi. Toi, parce que tu es probablement la futur impératrice et Joséphine car elle est un bon parti pour un mariage. Même si tu essaie de fuir, on te ramènera malheureusement. » Bien sûr, il ne disait pas cela pour être méchant avec sa sœur, mais uniquement parce qu’il ne jugeait pas utile de la ménager avec de vaines paroles allant dans le sens d’une échappatoire qu’elle n’aurait quand-même pas. « Et puis, tu dois danser avec moi à l’ouverture du bal, chère sœur, il faudra d’ailleurs qu’on répète avant de se faire souffler dans les oreilles. »

Le sentiment d’abandon qu’il avait vu naître en son sein à l’adolescence ne cessait de croitre avec l’idée de voir partir un jour ses sœurs, mais plus encore de voir la mort sans doute prochaine de son père et le dépérissement de sa mère. Par moment, François se haïssait d’être aussi sentimental, ce qui ne seyait franchement pas à sa fonction de prince et à l’avenir de monarque qui l’attendait. « Tu sais comme moi, que ce genre de chose peuvent aller très vite. Joséphine malgré son caractère se verra bien un jour contrainte elle aussi de prendre époux. Quelque part, je me félicite d’être toujours le centre d’attention de nos parents à ce sujet, cela les détourne un peu de notre sœur. » Bien entendu, il ne visait pas ce but directement, mais il comprenait son autre sœur à ce sujet. Le mariage est un engagement à vie, alors autant choisir quelqu’un avec qui on n’aura pas trop de mal à vivre. Chose qui arrivait rarement, même si leur père avait su tiré de l’amour de son propre mariage par intérêt. Tout le monde malheureusement ne peut pas avoir la sagesse de Léon IV.

Irrévocablement, comme une ritournelle agaçante qui vous trotte en tête toute la journée, le sujet de son mariage revient au galop dans la discussion. L’héritier du trône en était parfaitement blasé et tentait de vainement le dissimuler à sa sœur. Les yeux tournés vers le ciel, il écouta la litanie habituelle sur le sujet. François ricana en retroussant légèrement son nez. « Mon mot à dire… elle est bonne celle-là je l’admets. » Il se redressa vivement pour se retrouver assis et fixé sa sœur. « Tu n’as jamais compris que ‘mon mot à dire’ dans cette famille, dans ce monde qui est le nôtre, n’est qu’une illusion ? Au final, même si je décidais d’une possible épouse et qu’elle ne plait pas à nos parents, ils me feront épouser la demoiselle de leur choix. Je sais que notre cousin est fiancé, je sais beaucoup de chose, Louise. Ne croit pas que je ne sache pas ce qui se passe autour de moi, que je n’en suis pas conscient et que les machinations de notre oncle ne me navrent pas. Et puis… comment puis-je choisir d’épouser une femme que je n’aimerais pas, alors que j’en aime une qui jamais ne sera à moi ? Pourquoi crois-tu que je ne m’expose avec aucune femme ? J’ai l’impression de trahir mon seul amour si je le faisais. Alors autant qu’on choisisse pour moi alors, car de toute façon je suis condamné à cela. Et je sais que jamais je n’en aimerais une autre, j’ai bien essayé de m’intéresser aux possibles prétendantes, mais rien n’y fait. Elles sont tous plus insipides à mes yeux les unes que les autres, aucune ne peut briller à côté de l’ange que mon cœur a choisi à mes dépend. » Le jeune homme se leva promptement et essuya d’un revers de main son pantalon pour y enlever l’herbe. « Nous devrions rentrer, le soleil a presque disparu. »


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Sam 11 Fév - 20:26


   
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louise & françois

Louise ne prenait pas le temps de penser à ce que pourrait être sa vie si elle n'était pas princesse, du moins elle tentait d’effacer ses images qui pourrait la tenter dans une voie des moins glorieuse. A cheval sur l"étiquette et la bienséance, elle n'hésitait pas à reprendre quiconque enfreindrait les règles. Toutefois, avec sa famille proche, elle s'octroyait quelques écarts. En présence de son frère et de sa sœur, surtout, Louise était plus détendue. Pouvoir prendre ceux que l'on aime dans les bras, arrêter de jouer la comédie devant tout le monde : voilà deux choses inaccessibles pour ceux qui sont à la tête du plus grand pays du continent. Elle acquiesça aux dires de son frère avec un sourire amère. Il avait beau être comme il est, il restait quelqu'un de réaliste, Louise se disait qu'il pourrait faire un bon roi, après tout.

Louise, la discrète, ne pourrait se mettre sur le côté lors de ses réjouissances mais les yeux ne seront pas rivés sur elle, du moins pas directement. Encore une fois, son cher frère avait raison, tout le monde observerait l'état de santé du roi, car beaucoup de rumeur courait sur sa condition. Ensuite, François serait au cœur des attentions, car c'était encore un cœur à prendre et l'héritier. Joséphine serait un bon parti, elle sera sans doute très courtisé ce jour-là. Et enfin, Louise, déjà fiancée, les prétendants ne lui tournerait pas autour. Finalement, elle se disait que c'était une bonne chose. Sa mère insisterait pour qu'elle reste avec son fiancé pour faire plus ample connaissance. « Et bien dit comme cela, j'avoue moins redoutée cette fête.» lança-t-elle d'un air enjouée. Tout ce cheminent dans sa tête lui avait redonné le sourire. « Oh je n'oublie pas notre répétion de danse, tous les regards fixé sur moi, enfin sur nous. Je ne dois en aucun cas faire d'erreur...»

Les deux sœurs, une fois, mariées pour l'intérêt du pays, devront quitter la demeure familiale pour construire la leur à leur tour. Et François se retrouverait seul, dans l'immense château. La princesse sentit comme un pincement au cœur et espérait qu'il trouve une personne qui saura partager sans vie, tout en alliant intérêt et amour. Une chimère me diriez-vous mais elle ne perdait pas espoir, leur parent n'était pas l'exemple parfait ? « Oui, ce moment arrivera mais profitons du temps qu'il nous reste. Nous n'avons que cela à faire...»

La cadette avait ramené le sujet du mariage au tais, ce qui, elle le savait, agaçait son frère. Mais elle ne s'attendait pas à un tel récit. "Et puis… comment puis-je choisir d’épouser une femme que je n’aimerais pas, alors que j’en aime une qui jamais ne sera à moi ?" Louise haussa les sourcilles, avait-elle raté un épisode ? Tout d'un coup, elle voyait son frère d'une toute autre manière. Se comportait-il ainsi car il ne pourrait avoir celle qu'il souhaite au plus profond de son cœur. Pendant un instant, elle ne savait pas quoi répondre et se leva sans rien dire lorsqu'il fit remarquer que le soleil avait presque disparu et qu'il était temps qu'il rentre.

Marchant côte à côté, Louise observa l'héritier un moment avant de lui adresser la parole, enfin. « J'avoue que je suis très surprise par ta révélation. Jamais je n'aurai...penser que... enfin. Est-ce que...enfin...tu peux me dire qui c'est ?» Voilà que son bégaiement reprenait, alors qu'elle ne bégayait que devant des étrangers ou une assemblée mais cette révélation l'avait tellement abasourdie, qu'elle avait du mal à trouver ses mots.

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